Université Claude Bernard Lyon 1
Vendredi 15 janvier 2027
D.U. : Prescriptions culturelles® : Santé et Arts
MODULE 1 : LES PRESCRIPTIONS CULTURELLES AU COEUR DE l’HOPITAL
Joël Clerget : La main de prescription : la santé à fleur de peau
Interventions de la Journée de recherche Schème
La perception en art-thérapie
Samedi 28 novembre 2026
Le complexe du rire, salle Clémentine, 7, rue des capucins, 69001, LYON
Olivier Saint-Pierre
La perception de la matière en art-thérapie
Les matières ne sont pas que disponibles. Nous avons envers elles une multiplicité de perceptions
physiques, visuelles et psychiques. Une matière se doit d’avoir un niveau d’existence suffisant
pour engager le travail. Son existence est projetée dans l’instant de cette affirmation du patient,
« je la vois ». Comment engage-t-elle un point de fixation ou une étendue de travail ?
Art-thérapeute, directeur de Schème, Membre de la SFPE-AT, chercheur,Artiste (dessin, photographie, écriture)
Joël Clerget
Perception, réception, interception
Distinguer percevoir et sentir conduit à envisager un temps d’avant toute relation à un objet
défini. Sentir et se mouvoir, pas seulement percevoir, propulse la dimension de la représentation
en présence, sur un mode impliquant le corps. Winnicott distingue ce qui est subjectivement
conçu de ce qui objectivement perçu. Dans la perception, il s’agit de reconnaître l’objet comme
extérieur et non comme une projection. L’aire intermédiaire, entre la créativité primaire et la
perception basée sur le principe de réalité, est en continuité directe avec le jeu et la créativité.
La perception s’offre à nous dans un horizon de réceptivité dans lequel notre réception prend
le sens d’une interception. Nous attrapons au passage (intercipere) des fragments de réel.
La découpe du langage et des sens nous offre des morceaux du monde vécus et perçus. La
réceptivité, disposition à recevoir des impressions, inclut l’action de recevoir (une lettre par
exemple), ce qui est reçu (un message) et le fait de pouvoir le recevoir. Elle suppose une
activité interne, où le sentir se joint au se mouvoir, car la fonction de la motilité, dès le sein
maternel, est déterminante et organisatrice, y compris de l’activité sensorielle et perceptive.
Psychanalyste sensible à l’art et à la dimension du contact, j’enseigne à Lyon et j’écris. Praticien
en haptonomie pré et postnatale. Formateur. Animations de séminaires de lecture de textes
psychanalytiques : Freud, Lacan, Winnicott et Dolto et de Henri Maldiney. Je fais régulièrement des
Conférences.
Bernard Rigaud
Tant que l’homme est capable d’étonnement, l’art existe
Oui, la perception est centrale dans toutes les théories de la connaissance, scientifiques,
philosophiques ou artistiques. S’en suivent les notions de conscience d’une représentation ou
de conscience d’une signification. MAIS, avant la perception et le comprendre, il y a le sentir, le pathique. Dans le sentir, je suis le « là ». À la différence du percevoir, où il y a une intentionnalité, le sentir se situe au niveau de la pure phénoménalité, avant sa conversion et sa cristallisation en objectivités. Le percevoir n’est pas la vérité du sentir.
Docteur de l’EHESS, ancien dirigeant associatif de CSAPA de 2005 à 2023. Essayiste et peintre, auteur
de Henri Maldiney, la capacité d’exister et de Penser l’addiction, au risque du rien. Intervenant dans
des écoles d’art-thérapie et à l’Institut Catholique de Paris. Administrateur de la SFPEAT et de l’école
Française Dasein analyse. Président de l’Association Henri Maldiney et vice-Président du fonds de dotation
Entreprendre pour Aider.
Barbara Inizan
Faire avec le monde
Eline est coincée dans la maison prise dans la tornade, elle ne pensait pas “faire ça comme
image”. Elle avait une autre idée. Mais c’est ce qui arrive, à cause des couleurs du tissu. Alors
elle n’a plus le choix, il lui faut se cacher. Puis descendre profond, là où c’est bleu, où ça coule…
Cette année, j’ai accompagné Eline, 11 ans, pendant 6 mois chaque semaine, parce que “ça va
pas.” comme elle le disait en pleurant à l’intérieur, discrètement. Je dis “je l’ai accompagnée”,
je pourrais dire je l’ai suivi. Nous avons fait un voyage dans les images, là où elle avait à
aller et à grandir. A travers cette prise en charge, je tenterai de vous donner à voir comment
l’expérience vécue en séance a permis des changements sans toutefois qu’ils n’aient besoin
d’être nécessairement nommés.
Art-thérapeute, formatrice à Schème et Artiste/auteure. Intervention tant en milieu ordinaire (scolaire) qu’en institution médico-social pour des projets de médiation artistique. Accompagnement de personnes dans son atelier/caravane au cœur de la Saône et Loire.Spécialiste dans la prise en charge des violences sexuelles et intra-familiales.
Mathieu Delval
Le son comme intimité de corps à corps
Voltaire affirmait que « l’écriture est la peinture de la voix, plus elle est ressemblante meilleure
elle est ». Le son quant à lui est une affaire d’intimité de corps à corps. Pas d’intermédiaire, de
trace, de surface, que de la vibration. Quelques suivis de patients développeront cette question
où la matière sonore, d’abord bouchée, ou balbutiante, prend progressivement une forme et
permet d’ouvrir le psychisme à un espace de parole. Comment cela amène nécessairement le
professionnel à habiter son corps dans ses espaces les plus sensibles
Psychologue clinicien et Musicopsychothérapeute. Utilisation du jeu instrumental, de l’écriture dans l’articulation de la parole et l’exploration sensible du corps par la vibration dans le processus de reconstruction et de découverte de soi. Pratique du soin en tant que clown-musicien en pédopsychiatrie. Pratique musicale: instruments divers et variés, bricolés, désaccordés ou plus traditionnels, création de programmes sonores, écriture, slam
Sylvie Vidal
Le corps empêché et sa marionnette : perceptions du je(u) en dramathérapie
En dramathérapie, la fiction n’est pas une fin en soi : elle donne au corps le moyen de faire
surgir ce qu’il n’accomplit pas dans le réel. Chez une personne en situation de handicap mental
et en fauteuil, empêchée dans sa motricité, la marionnette déplace la question du corps : le
geste impossible se transporte sur un objet médiateur qui, lui, marche, saute, tombe et se
relève. Des mémoires ou des fantasmes de mobilité s’y jouent sans récit — non pas racontées
par le patient, mais directement rejouées dans le geste et l’insistance d’une même scène,
sans qu’il les relie à une histoire ou un souvenir explicite. Ce qui se donne à lire dans le jeu
engage aussi le corps du thérapeute lui-même, ses propres impulsions et sensations pendant la scène, posant la question d’un contre-transfert corporel. À partir d’une vignette clinique, cette
communication interroge ce qui, dans cette répétition du jeu, fait trace et éclaire la question
du sujet.
Comédienne improvisatrice, clown, dramathérapeute (formation à Schème Lyon). Depuis 2022, interventions en dramathérapie auprès de personnes en situation de handicap mental vivant en institution. Coordinatrice d’un projet de création théâtrale avec des comédiens et comédiennes présentant une déficience intellectuelle.
Inscription : contact@inter-buro.fr

Inscription contact@inter-buro.fr
Prochaine rencontre avec Céline Dessaigne, lecture autour de son dernier ouvrage
Amour et sexualité au fil de la vie, éditions Unicités
Elle aura lieu le Samedi 10 octobre à 14H
À la Librairie Lulu,
7 avenue du Souvenir
69440 Mornant
Pourquoi une première rencontre chez les Lulus ?
Parce qu’avant d’être un livre, cet ouvrage a été une petite histoire racontée
un samedi après midi à quelques clients de cette librairie.
Merci à elle !
Pour s’inscrire : contact@librairielulu.fr
Au plaisir de vous y retrouver.
FESTIVAL DES PARENTS, DES BEBES
Comment l’enfant vient à l’écriture? par Joël Clerget, psychanalyste, écrivant
Le 21/10/2026 de 18:30 à 20:00
Public visé : Adulte
Conditions : Sur inscription
Description
Un enfant vient à l’écriture par la lecture, les contes, les berceuses et toute parole de reconnaissance adressée à sa jeune personne appelée de son nom (ou prénom). Le désir et le goût d’écrire naissent en lui quand son entourage familial et social, quelle que soit sa culture d’origine, le laisse tracer des cercles et des ronds prenant progressivement forme de lettres. Dès la grossesse, ses mouvements sont comme une écriture sous les peaux du corps maternel. Sa présence n’est pas seulement visible, elle est lisible. Elle nous fait (lui) parler et le considérer comme un être créatif. Car chacun découvre, en écrivant, sa manière propre de se donner aux pleins et aux déliés des lettres qui sont comme des corps. Nous envisagerons ensemble diverses modalités d’entrée dans l’écriture.
Joël Clerget
Mercredi 27 janvier à 20H30
Hôpital St Jean de Dieu, Lyon 8ème. Salle de
conférences Sano Souro (bâtiment administratif).
S’inscrire ici !
« Ce que la psychanalyse nous enseigne comment l’enseigner ? »
Jacques Lacan, Écrits, Seuil, 1966, p. 439.
La vie se donne. L’information se transmet. Transmettre n’est pas reproduire.
Toute transmission porte en elle un intransmissible. Quelque chose se met en travers. Car elle est faite de failles, de fêlures et de restes. L’étymologie latine du verbe transmittere parle d’envoyer de l’autre côté, faire passer au-delà, franchir. Transmission est trajet, traversée, passage vers l’imprédictible de la vie elle-même. Elle est un acte, une expérience. Mais je ne sais pas ce que je transmets, ce qui se transmet à travers moi. Une transmission humaine s’accomplit sur la ligne de la génération et de la filiation, par la médiation des signifiants de notre constellation familiale.
Qu’est-ce qu’un enfant transmet à ses parents ? Avec l’hypothèse de l’inconscient, désir et fantasmes animant notre vie, un bébé ne nous transmet-il pas ce qui manque à faire de chaque vie une totalité ? L’accueillance d’un nouveau-né s’active en nos mains de portance, cœur et sens ouverts à sa présence qui nous émeut et nous met en mouvement.
Joël Clerget est psychanalyste et praticien en haptonomie pré et post-natale. Nous découvrirons ensemble ce que la transmission peut être lorsqu’il s’agit d’accueillir un nouveau-né dans une dimension clinique attentive à l’expérience vécue et au contact.
Psychanalyste sensible à l’art et à la dimension du contact, j’enseigne à Lyon et j’écris. Praticien en haptonomie pré et postnatale. Formateur. J’ai animé des séminaires de lecture de textes psychanalytiques : Freud, Lacan, Winnicott et Dolto et de Henri Maldiney. Je fais régulièrement des Conférences. J’interviens dans des colloques ou des journées d’Associations. Actuellement à la retraite. Mes écrits visent à rendre compte de la pratique clinique, des réflexions qu’elle inspire et de l’enseignement qu’elle apporte.
Proposition d’un atelier d’écriture
Patrick Laupin
Proposition d’un atelier d’écriture qui aura lieu le troisième samedi de chaque mois d’octobre à juin. De 14h à 18 dans les locaux de L’ Acting-Studio 10 rue Juiverie 69005 Lyon. Soit le 17 octobre, le 21 novembre, le 19 décembre, pour 2026. Ensuite, 2027, le troisième samedi de chaque mois.
Animé par Patrick Laupin. Ecrivain. A publié une trentaine de livres de poésie, prose, récits, philosophie. La Société des gens de lettres lui a remis le Grand prix de La SGDL pour l’ensemble de son œuvre
Coût. 40 euros pour les étudiants de l’Acting-Studio
Et 50 euros pour les 4 heures de chaque samedi pour toute autre personne.
Chèque à l’ordre de Patrick Laupin 4 rue Rivet 69001 Lyon
Mel laupinpatrick@gmail.com – tel 0673269165
Le mieux serait le trimestre payable à l’avance.
L’esprit de l’atelier s’adresse à quiconque voudrait approfondir son rythme et le Livre écrit en lui
Je me dis depuis toujours que les choses essentielles sont écrites en nous et que l’art consiste moins à les connaître qu’à en réveiller les accords. Aussi nous partirons sur les pistes d’un sentiment porteur de nos vies. Que ce soient. Mon pays originaire. Ceux de ma tribu. Le coin d’ombre. Ecrire pour donner rendez-vous. Regrets de n’avoir su dire. Mais toujours dans la poursuite de ce Livre intérieur, écrit en nous-mêmes, en nous rendant sensible à l’écoute de son accompagnement qui est aussi le porteur de notre terre verbale. Nous mettrons, la chose au travail ensemble. Nous en recueillerons mot à mot, les phrases, les traces.
Vous trouverez le lien de ce Françoise Dolto Portrait fiction, revue Spirale, N° 115, éditions érès, juillet 2016
https://shs.cairn.info/tap-ki4srnh04ol8g

Marcher dans la blessure
Ali Zare Ghanatnowi
Les éditions de l’Amourier, 2026
Note de lecture
Joël Clerget
Au loin pleure une mère. Une mère dont le fils est parti. Non point de cette partance volontaire qui nous met en chemin, mais brisé par la contrainte d’un exil de son pays, l’Iran, de cette violence qui tue à quitter la patrie dont vous êtes arraché. Ce texte est poignant de vérité, de la vérité de la chose dite, soutenue par la nécessité de dire et de raconter. Tel le grand-père de l’auteur, conteur. Il s’agit de ne pas nourrir l’effacement ni davantage d’y souscrire. « On frappe d’abord les corps, puis les traces, puis le récit », est-il écrit page 11. Plus que la mort, règne la peur de l’effacement dont les tyrans se croient les maîtres, méconnaissant une intangible réalité. Tous les cisaillés des forces de répression, certes meurent, parce qu’elles les tuent. Or de quiconque est né demeure à jamais le nom donné pour une mémoire perpétuelle. Les tyrans tuent, mais ils n’ont pas le pouvoir de faire en sorte qu’un humain qui fut ne soit plus. Cet être ne cessera d’être né, d’avoir vécu et existé. C’est pour cela que les despotes détruisent la mémoire des archives, brouillent les traces, brûlent les corps et les livres.
Ce texte, tout en nuances, dit les subtilités de l’exil. Deux cyprès, l’un se tenant droit, l’autre courbé, qu’il soit dans la ville ou près de la maison, sont l’image d’une stature et la figure de l’arbre comme langue et profuse parole. L’exil n’est pas décrit. Il est posé comme le terme d’un parcours, celui des attaches invisibles, pliés que nous sommes à « vivre dans la faille », en cette endurance même.
Tel est le poids d’une valise aux mille kilos, quand il ne s’agit pas seulement de la distance géographique d’un s’éloigner, mais de la mort lente de qui pourrait perdre son ancrage à une patrie comme l’endroit où « on vous a appelé par votre prénom avec amour » (page 30). Là est le lieu de la mère qui nous a cajolé de sa tendresse. La migration dit ce point d’absence quand ne répond plus le téléphone dont le fil ténu relie à la voix des siens familiaux et amicaux. L’effacement s’entend alors dans la privation de la patrie, réseau vivant de relations nous reliant à la langue originale et originaire de la terre natale. Détruire cette racine, du moins en avoir le dessein, c’est ravager une langue qui, dans ses idiomes, est « le signe de la présence » (page 36). L’auteur vit, avec force et pertinence, le passage d’un ancien moi à un autre soi. Un soi qui refuse d’être le propre tombeau de ce qu’il a perdu dans l’exil et la migration. Écrire donne corps à la possibilité de ne pas être envahi par le perdu, forme renouvelée d’une torture qui noue les articulations (mot du corps et du parler) et terrasse les muscles.
Alors parle le Shâhnâmeb et la mémoire du grand-père naqqâl. Il incarne la narration, sauvegarde vivante et vivifère d’une « manière de ne pas mourir dans une version officielle du monde » (page 45). La lectrice ou le lecteur en découvriront la richesse, de même en ce qui concerne la stratégie de « l’attestation » dans les régimes de l’aveu. Bouffer la cervelle des jeunes et dévorer l’avenir, aucun pouvoir n’en est exempt, tant la peur des commencements (je l’écris au pluriel) vise à détruire la capacité de commencer, en ce qu’elle initie d’inédit et d’imprédictible.
À lire sans modération.
Commande du livre : https://www.amourier.fr › livre › marcher-dans-la-blessure

Les éditions de l’Amourier publient « Marcher dans la blessure » de Ali Zare Ghanatnowi. Iranien contraint à l’exil, Ali Zare Ghanatnowi vit depuis 6 ans à Marseille. Cinéaste, écrivain et artiste visuel, il raconte le déracinement forcé, les menées d’un régime totalitaire sur les corps et le psychisme des êtres à sa merci ; il raconte, comme le faisait son grand-père, afin que le peuple ne perde pas sa langue, ni ses figures, ni sa mémoire. Il écrit pour ne pas mourir dans la version du pouvoir, il montre pour que la peur ne reste pas cachée. Il dit pour que les aveux fabriqués ne deviennent pas l’Histoire.
Afin de trouver plus amples informations et lire quelques extraits en ligne sur notre site veuillez cliquer ici et, si comme nous vous êtes bouleversés à la lecture de ces récits, nous passer commande pour aider à ce que ce livre circule de mains en mains, toujours plus loin…
En amitié, Bernadette Griot editions@amourier.fr
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