Henri Maldiney, lecteur de Winnicott, le potentiel et le contact, 3 août 2014, Cerisy La salle

L’approche phénoménologique de l’homme malade se situe dans le mouvement d’une parole laissée à l’homme lui-même. Elle invoque non pas la représentation d’un apparaître au monde, mais une présentation, une parution, dans la singularité de chaque être en voie d’existence. Le transitionnel est porteur de rétentions et de protentions s’enchevêtrant dans le contact des êtres en présence quand un rythme surgit de l’accordance et de l’accueillance de soi à l’autre et l’autre à soi en leur transport et réceptivité. Winnicott parle de l’enfant aéroporté. Le potentiel chez Winnicott lu par Maldiney ne saurait être su ni prévu. Il reste tout en puissance, d’où son rapport avec la transpassibilité. Le paradoxe est ainsi tenu comme tel dans la portance d’un contact, celle du jeu créatif comme celle d’une chôra grosse d’une ouverture à l’altérité d’un espace à construire comme habitable, là où le pouvoir être des sujets en désir se donne à vivre en une rencontre faite de coprésence, coprésence de si difficile exercice dans la psychose.

A l’épreuve d’exister avec Henri Maldiney, dimanche 3 août 2014, Centre Culturel International de Cerisy-La-Salle