Souscription Devenir soi avec d’autres, nouveau tarif
Souscription Bon de commande
Joël Clerget
Devenir soi avec d’autres
Éco-psychanalyse des interactions sociales
Éditions érès. Parution début septembre 2023
Présentation vidéo Julien Salinas :youtu.be/ddsc1Nxd9cE
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Devenir soi avec d’autres. Note de lecture Laurence Salignat
Devenir soi avec d’autres. Éco-psychanalyse des interactions sociales
Joël Clerget, éditions érès, septembre 2023
Notre de lecture Laurence Salignat
De quelle part se saisit-on à la lecture d’un texte ? De quoi est-on tenu dans cette expérience à deux pôles, l’un écrivant, l’autre lisant ? A l’heure de l’Intelligence Artificielle et de ses offres d’écritures rapides, à l’heure du défi social et écologique, il semble encore stimulant de prendre le temps de lire une personne qui a pris celui d’écrire ! Stimulant et sans doute essentiel. Dans son Devenir soi avec d’autres, Joël Clerget, auteur et psychanalyste, propose une trame complexe où se tissent réflexions inspirées par une longue pratique clinique, entrelacements d’expériences personnelles, retours sur les lectures d’une vie. Le contenu en est inspirant, diffusant, et parfois, filant, échappant. Car, figurent bien dans cet ouvrage, tout à la fois, ce qui abrite, ce qui assied, ce qui est porté, ce qui se puise dans les profondeurs, ce qui renforce et ce qui ébrèche. Et par-delà les expériences, réflexions et connaissances relatées, est également exprimé ce qui, plus inconsciemment et mystérieusement, se dégage pour permettre à nos vies des renouveaux et des vibrations, chacun disposant de son propre milieu. Comment habitons-nous notre vie ? Et plus largement, notre terre ? Il y a ici possibilité d’affiner ses perceptions, de remonter ses filets de pêche et de trouver une liberté : celle de penser les relations, la multiplicité, les interactions.
Avec ce nouveau titre des éditions Érès, il est rappelé que notre vaste espace humain est animé d’innombrables faisceaux, canaux, liens, trajectoires, pulsions, qui n’ont rien à voir avec la binarité, la simplification, le rejet… Se construire avec d’autres induit une patience, demande une attention soutenue, invite à reconnaître l’altérité. Pour nous, lectrices, lecteurs, soucieux du devenir commun et de ce qui est à préserver dans l’environnement de nos relations sociales, une cohérence se fait jour. Elle va au rythme de la marche et non de la course. Les termes spécifiques employés et les enchaînements ardus sont assimilés. Grâce à l’éveil qui est suscité. Par l’intérêt particulièrement actuel des sujets abordés.
Vivantes trajectoires, comètes de la pensée, insondables rencontres, puissance des lieux et des liens… Pour voir scintiller les intuitions, percevoir les consolations, deviner les équilibres proposés, il nous faut sans doute abandonner cette exigence enseignée et validée de « lecture totale ». Une lecture où notre adhésion constante est le signe de notre immersion réussie et de notre effort, consenti puis récompensé. Renoncer ici à tout comprendre des paysages (d)écrits de l’auteur, c’est pouvoir accéder à des savoirs visibles-puis invisibles, pointés et aussitôt éparpillés… Notre curiosité et nos tâtonnements sont à l’œuvre. Expérience de lecture proche de celle de l’observation des étoiles par nuit d’été. Abandonner les apprentissages et les certitudes, se départir des convenances, oublier quelques instants nos projets, pour s’attarder sur les pépites que sont les traits d’union avec nos semblables, nos matrices, nos assises, nos ancêtres, nos êtres chers et nos disparus, ou encore ce que l’art insuffle au cœur de nos vies.
Dans cette constellation, Joël Clerget installe une rythmique. Son écriture fait part de tensions et de détentes, propres à toute musique. Lorsqu’il explore avec nous l’Habitation, de la toute première, avant notre naissance, à la dernière demeure, il nous donne d’abord à entendre ce tendu. « Notre habitation est un tissage perpétuel de relations plus ou moins conflictuelles », note-t-il. Plus loin, dans ce même chapitre intitulé Lieux et liens, signe d’un apaisement, il cite le poète Jaccottet : « L’homme a besoin de cette demeure étroite, à condition qu’elle soit perméable à l’étendue ».
Stabilité et fugacité, solidité et fragilité : le psychanalyste fait émerger au fil des pages et des chapitres, ces contrastes inhérents à notre condition humaine. La notion de place : endroit pour, lieu où, est un fil rouge du livre. Ainsi, ce crucial : Où te poses-tu ? qui surgit parmi la poétique de l’adresse, les ambiguïtés du lieu, l’assise du corps. L’auteur nous invite à déambuler au cœur de cette puissante expression : lieu d’être.
Dans un autre chapitre, page 168, Le lieu où nous vivons, il articule ses pensées autour de Winnicott qu’il cite à plusieurs reprises, et ouvre des horizons pour échapper au déterminisme du réel… « Vivre créativement est toujours plus important que faire ». Au moment de la refonte de notre mode de penser et des assauts multiformes, ces mentions ne manquent pas de nous alimenter, et de nous rafraîchir… « Par l’acte créatif, l’être humain ne se dissout pas dans les terreurs, horreurs et effrois, car l’art est une expérience de la création » … « qui transforme l’effroi en souffrance vivable », redit Clerget.
Dans cet ouvrage, des compagnons substantiels, répondent aux sollicitations de l’auteur et font l’objet d’une gratitude pudique : Henri Maldiney, très présent, tout comme le pédiatre et psychanalyste Donald Winnicott. Mais aussi : Fernando Pessoa, Carlo Rovelli, physicien théoricien, François Cheng, Emmanuel Levinas, Michèle Montrelay, Pascal Quignard… Et aussi, des scientifiques, des anthropologues, le frère et la grand-mère de Joël Clerget. Météorites heureuses, pour évoquer en compagnie, la portance de l’eau, le souffle, la confiance, la rencontre, les territoires, l’enveloppe, le sein, les lieux du vide, les séparations, les visages…
Ainsi, Joël Clerget en son milieu, par son écriture, nous fait-il part d’une complexité inévitable, d’une altérité nécessaire, d’une chaleur essentielle, pour mieux appréhender notre place en ce monde changeant… Ne s’agit-il pas de modifier nous-mêmes cette place, afin de la maintenir vivante et soutenable ? Quant à la nostalgie de la maturité qui aurait pu s’immiscer dans ce panorama, elle affleure rarement, car il semble trop tôt, ou trop tard, pour que l’auteur y succombe… L’amertume ne s’invite pas non plus. En jardinier, l’auteur prend le temps de détailler, de nouer, de semer, avec labeur, avec volonté de transmettre.
« Quel trajet accomplissons-nous ? (…) « Notre vie sur terre est trajet ». Joël Clerget ne cesse d’interroger les points de départ, les caps et les mouvements. Il indique des réajustements possibles. Face aux récits inquiétants qui prennent place dans notre espace commun, aux recroquevillements, il imagine un ressaisissement, par notre élan vital, revenant à l’élément primordial de notre architecture : « Car, nageant, jouant dans l’eau, nous ne cessons pas d’avoir à respirer, à prendre et à reprendre souffle », écrit-il, page 32, dans le magnifique chapitre Première demeure.
Laurence Salignat
Rédactrice spécialisée culture et portraits.
Site : www.laurence-salignat.fr
13e JOURNÉES SPIRALE, CRÈCHE A LA FRICHE BELLE DE MAI, 20 et 21 octobre 2022, Marseille
13e JOURNÉES SPIRALE
CRÈCHE A LA FRICHE BELLE DE MAI
L’ART ET LA MANIÈRE D’ACCUEILLIR LES TOUT PETITS ENFANTS
20 ET 21 OCTOBRE 2022
FRICHE LA BELLE DE MAI
COLLOQUE • GRAND PLATEAU • 41, RUE JOBIN 13003 MARSEILLE
Lien: e-mail : formations@editions-eres.com
Inscription en ligne sur www.editions-eres.com
La virilité : images et réalités du masculin, Mardi 22 Janvier 2013 à 19h30, Agora Tête d’Or, 93, rue Tête d’Or, 69006 Lyon
La virilité : images et réalités du masculin
Psychanalyste, enseigne à Lyon, praticien en haptonomie pré et périnatale.
Anime des séminaires de lecture de textes psychanalytiques. Membre affilié de la Société de Psychanalyse Freudienne. Membre de l’Association Internationale Henri Maldiney et de l’Association des amis de Gaston Bachelard. Travaille actuellement la question de l’écriture dans ses rapports à l’œuvre d’art et à la scène, ainsi que les dimensions de l’image et du contact, du souffle et du rythme, dans la portance.
Mardi 22 Janvier 2013 à 19h30
La virilité est l’imaginaire qu’ont hommes et femmes quant à ce que doit être et paraître un homme dans ses comportements et actions, l’expression de ses affects, son statut socioculturel, la répartition des rôles masculins et féminins. N’est-elle pas la baudruche morale dont se parent la fragilité et la vulnérabilité des hommes ?
Participation aux frais : 7 € / adhérents : 4 € / étudiants : gratuit.
à l’agora tête d’or,
93 rue Tête d’Or, 69006 Lyon
Pour en savoir plus www.agoratetedor.comou 04 78 52 22 54
Maintenir le lien, Pourquoi ? Comment ? À quel prix ? Conférence du lundi 11 avril 2011, 20 H, Trait d’union
Trait d’union
Conférence du lundi 11 avril 2011, 20 H
Maintenir le lien
Pourquoi ? Comment ? À quel prix ?
A la Verrière des Cordeliers
Sainte Colombe (69),
18 impasse de l’église.
Accueil à partir de 19 H autour d’un buffet.
S’inspirant de notre pratique à Trait d’Union (lieu de rencontre pour parents et enfants séparés), cette conférence se propose de partager sur ce que “maintenir le lien” veut dire.
Destinée aux professionnels, cette rencontre veut aussi être un dialogue, entre et avec les professionnels intervenant auprès des familles et des enfants.
Inscription auprès de Trait d’union
Contact: trai-dunion@wanadoo.fr
Le frère en question, Rivalité, altérité, fraternité, Synopsy, Lyon, mercredi 2 février 2011, 19 H 30
Oh, commun fraternel
1er vers d’Antigone, Sophocle
Joël Clerget, lecteur, invite René Kaës à parler du frère, cet autre semblable représentant une part unique en notre monde interne, dans l’ambivalence de l’amour et de la haine, cet autre figurant ce qui serait à éliminer, mais dont la voix se fait entendre comme celle du sang répandu. En effet, dans la Genèse, Abel est dit frère de Caïn, et non l’inverse. René Kaës nous dira comment Le complexe fraternel, différent du complexe œdipien et du lien fraternel, situe le frère dont, comme être humain, nous prenons visage en s’articulant au lien fraternel, à l’imago fraternelle et à la fratrie, tout en s’en distinguant. Oscillant entre la composition d’une fratrie où se nouent les liens fraternels, les « imagos » comme structure du complexe et la notion de fraternité, comment entendre la portée du complexe fraternel en sa dynamique inconsciente et dans ses inscriptions collectives et culturelles. N’y a-t-il dans le Frère qu’une figure de l’intrus, du rival ou de qui est à éliminer, au sens où Frère se donne comme une relation constituante aux multiples facettes dont celles du double ou de la gémellité, de la différence des sexes et des générations, celle aussi du frère mort.
En effet, l’enjeu n’est pas seulement d’avoir un frère, mais d’être le frère d’un autre en humanité, dont la présence dépend de la suite des générations, de la relation parentale et de la filiation. Par exemple, que veut dire Freud quand il parle de l’alliance des frères ? N’être pas sans frère, au sens d’une structure valant également pour un enfant unique, donne place à la figure de qui est en nous le visage étrangement familier de l’autre, en même temps que la condition de notre naissance de sujet vivant avec un frère. Où est ton frère ? en est la question. La question du frère nous ouvre à une pensée du complexe, dans la dimension de l’actuel et du perpétuel et par la considération de l’autre mis en place de frère, dans la création comme dans les groupes et les institutions.
À cette occasion, dans un dialogue entre nous et avec les participants de ce Café conférence, nous pourrions revisiter quelques textes comme la Genèse, Antigone de Sophocle, Totem et tabou de Freud, ainsi que des contes et notre expérience clinique.
Café-conférence Synopsy
MERCREDI 2 février 2011 à 19h30
Au PÉRISCOPE – 13, rue Delandine – LYON 2ème
Nombre de places limité – Pré-inscription recommandée
Informations et bulletin d’inscription à télécharger sur le site www.synopsy.fr/
Fête du livre à Roisey, Parc du Pilat, 42520, De l’écrit à l’image, samedi 5 et dimanche 6 juin 2010
Fête du livre à Roisey,
Parc du Pilat, 42520,
De l’écrit à l’image,
samedi 5 et dimanche 6 juin 2010
Comme chaque année, les écoles volontaires sont associées à la Fête du Livre de Roisey. Le Projet d’Ecole prend en compte ce contexte favorable et décline ainsi en termes d’objectifs sa participation.
Les livres sont au centre du projet. Les élèves devront bien les connaître car ils auront à préparer des activités autour de ces livres ou du thème retenu : questionnaires, jeux à fabriquer, expression plastique ou théâtrale, écritures…
Les écoles de Roisey - Bessey, Pélussin (et d’autres volontaires) travaillent à partir d’un fond documentaire commun (livres) avec des interventions de professionnels. Cela aboutit à une semaine de rencontres, durant laquelle les classes présentent et échangent leurs travaux ; par petits groupes, les élèves des différentes écoles participent à des ateliers organisés autour du thème annuel fédérateur. Ces travaux réalisés par les enfants sont présentés à tous lors de la manifestation des journées de la Fête du Livre.
Samedi 5 Juin :
15h, débat autour du thème de l’année « De l’écrit à l’image»,
Le soir, REPAS et JEUX autour des livres et des films…….
Dimanche 6 Juin :
Journée du livre avec la présence de nombreux AUTEURS locaux et régionaux et diverses animations.
Renseignements : Marcelle Viannet : 04 74 87 48 64
ou par mail :marcelleviannet@orange.fr
Séminaire de lecture d’un texte psychanalytique
La relation d’objet
Jacques Lacan, Seuil, 1994
Nous lirons un passage du séminaire de Jacques Lacan, La relation d’objet, Seuil, 1994, intitulé : les voies perverses du désir, (p. 95-147). Sur la symbolique du don et la dimension de la jouissance, nous situerons les termes de désirable, désiré, désirant, dans leur rapport à la frustration, à la privation et à la castration. Nous aborderons la relation d’objet, y compris transitionnel, avec la notion du manque de l’objet, notamment quand une femme, demeurant sujet, est dite mise en place d’objet. Par qui et pour qui ? La déception sera envisagée dans le rapport à ce qui est visé dans un amour idéalisé. Qu’est-ce que la perversion comme négatif de la névrose ? La valorisation de l’image inhérente au fantasme pervers nous fera revisiter également quelques textes de Freud.
Dates : samedi 23 janvier 2010
Horaire : 9 h à 17 h30.
Lieu : 3, rue Hippolyte Flandrin - 69001 Lyon
Coût : Formation continue (avec convention) : 130 € (formateur individuel déclaré auprès de la Préfecture Rhône-Alpes, N° : 82 6904435 69). Inscription individuelle : 63 €
Nombre de personnes limité, inscription préalable.
Contact: joel.clerget@free.fr
Séminaires de lecture de textes psychanalytiques 2009/2010, Dolto
La vague et l’océan, Françoise Dolto, Gallimard, 2003
Dates : week-end des 20 et 21 mars 2010
Horaire : Samedi, 9h30-12h30, 14h-17h30
Dimanche : 9h30-13h, 14h30-16h30
Lieu : 74700 Sallanches
Coût : 126 €. Formation permanente : 270 €
Nombre de personnes limité. Programme détaillé sur demande
Contact: joel.clerget@free.fr
