L’armoire des robes oubliées, Riikha Pulkkinen, Albin Michel, 2012
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L’armoire des robes oubliées
Riikha Pulkkinen, Albin Michel, 2012
L’air est plein d’attente
Riikha Pulkkinen
Ce livre s’ouvre sur deux exergues. L’un est de Isak Dinesen (Karen Blixen). Il dit le sort du chagrin : « On peut supporter tous les chagrins s’ils font partie d’une histoire ou si l’on en écrit une à leur sujet. »
L’autre est un extrait de Pierrot le fou (1965) de Jean-Luc Godard :
« Nous sommes faits de rêves et les rêves sont faits de nous.
Il fait beau, mon amour, dans les rêves, les mots et la mort.
Il fait beau, mon amour, il fait beau dans la vie.»
La première phrase de cette citation est reprise au cours du texte. S’ouvrant sur cette part intime du rêve, le livre raconte, dans l’accompagnement des derniers jours d’une femme à la maison, Elsa, le lieu où sont les êtres et les choses. Il parle ainsi du chant du merle noir comme du vol des hirondelles et de leurs cris. Pour le peintre qu’est Martti, le mari d’Elsa, la frontière entre nous et le monde s’abolit, les cris des oiseaux sont en nous, comme les rêves, et non plus seulement dans le ciel. Il pourrait peindre cela qui n’est pas le ciel, les hirondelles ou la lumière baignant la chambre, mais chacun de ces éléments en lui, devenant lui, comme l’évoquent les traités de peinture de la Chine ancienne.
Ce livre nous parle du chagrin, de ses variations selon les moments de la vie, de la singularité du chagrin de chacun, de ce que, quand il arrive, on peut le laisser venir à soi et l’apprivoiser, lui ménager de la place afin de parer à l’invasion de la terreur et de l’épouvante (p. 21). Cet accueil en soi du chagrin, comme il en est de la tristesse à en pleurer parfois, nous met à l’abri de l’épouvante et de la terreur, nous protège de celles-ci.
Comme seul il sait le faire, le rêve nous conduit ailleurs. Il nous amène autre part et vers d’autres. Porté par une sensation, aussi faible qu’une trace semblable à un parfum, il s’insinue en nous sans que l’on sache encore où son empreinte nous mène. Sans doute toujours, par sourire ou voix interposés, le rêve nous achemine-t-il vers des souvenirs et des éléments vécus dans le passé avec quelqu’un d’autre. Ici, on entend dès le départ comme il conduit vers une femme, plus même, vers une autre femme. « Dans le rêve, ce n’était pas Elsa », la femme de Martti, celle qui dort à ses côtés. D’ailleurs, au début du chapitre suivant, Eleonoora, leur fille, médecin, revient à la balançoire de ses six ans avec sa maman. Ce jardin qui revient en elle et à elle ramène avec lui une terreur enfantine qui n’avait pas de nom, « pur effroi informe », au moment même où elle réalise qu’elle sera bientôt orpheline, là, dans l’actuel de sa vie d’adulte, face à la mort annoncée de sa mère.
Les relations du grand-père Martti avec sa petite-fille Anna constituent la trame de ce livre. C’est elle, qui, trouvant une robe oubliée dans l’armoire de sa grand-mère Elsa, part à la découverte des secrets de famille, du secret de sa famille. Anna est face au temps. Elle est dans le temps, et son grand-père aurait aimé pouvoir lui dire : « Installe ta demeure dans les jours d’insouciance. Ils sont un rêve, mais tu n’as pas encore besoin de te réveiller » (p. 46).
La narration nous fait venir dans l’autre et dans ses éprouvés – comme en rêve – du lieu changeant du narrateur (p. 53). Devant la robe découverte par Anna, on se représente la fête : un homme et une femme se regardent, « ils savent que quelque chose a commencé ». Souvent l’auteure écrit : ils savent. Elle parle de savoir, d’un savoir déjà totalement inscrit dans un à venir encore ignoré des protagonistes, comme un éternel commencement se renouvelant à neuf à chaque génération. La grand-mère interroge Anna sur sa relation avec Matias, son compagnon. Elle s’interroge et nous interroge sur cette relation. À propos du sexe entre eux (p. 55), la grand-mère parle tout à fait librement de la chorégraphie de l’amour et fort à propos, de rythme. Elle parle du sexe comme d’une danse (« souvent le sexe est épatant si on le pense en termes de danse » p. 56), sur le fond de notre devenir où nous portons toujours en nous ce dont nous sommes issus, ce à partir de quoi Pascal Quignard ne cesse d’écrire.
L’armoire des robes oubliées exprime, avec pertinence et acuité, le retour inattendu des images dans une relation de vrai transfert. Par exemple (p. 64 sq.), quand une femme rencontrée à l’hôpital lui adresse la parole, le grand-père dit : « le plus difficile, ce fut d’en aimer une autre ». Il révèle alors, soudainement et malgré lui, sur l’interpellation de cette femme inconnue, le nom de la seconde : Eeva. « Voilà, c’était fait. Il venait de prononcer ce nom pour la première fois depuis des dizaines d’années » (p. 67). Et les images reviennent en force. Il laisse faire l’office de leur retour et il peut alors ajouter qu’il a aimé cette femme comme personne, et sa femme tout autant, « mais d’une autre manière. » Le voilà saisi par le désir de retourner à Tammilehto, mu par l’évocation d’Eeva. « Il voulait se retrouver en un lieu où conduire ses pensées jusqu’à leur terme. » (p. 70).
Il y a dans ce livre une superposition constante des lieux et des temps, qui se recouvrent et se découvrent, comme en une première fois, non celle du moment vécu exactement, quoique présent, mais comme une première fois de souvenir et de rêve entremêlés. Il était venu là, dans la maison de l’île au lac, avec Eeva et la petite Ella, Elsa étant partie pour son travail. Il réalise là combien l’abnégation et l’attachement d’Eeva ne lui convenaient pas. Le dévouement, ce pas que l’on fait hors de soi-même, la mettait en péril permanent dans son chemin vers l’autre. Elle fut entière en son amour, en cet espace où l’homme la voit disparaître et s’évanouir sous l’intensité de l’amour qu’elle a pour lui. Dans cette densité du souvenir et du lieu, les formes de la jeune femme font leur retour. Il peut alors la façonner, point par point (p. 73).
Quand, Anna portant cette robe, va retrouver son amie Saara, Eeva est ici, à ses côtés, en elle. Plus même, Anna devient Eeva en endossant l’habit de cette autre qu’elle est et qu’elle devient, par fréquentation de l’image interne d’Eeva. Son évocation exige de raconter l’histoire, toutes deux, Anna et Eeva croyant en cela : « Tout donner de soi et recevoir le monde entier ».
Nous voilà violemment transportés au temps daté de 1964. « L’amour commence sans préméditation » (p. 119). Nous sommes pris dans l’aube des commencements, dans leur force et leur prégnance, célébrés comme dans un hymne. « Au moment où tout commence, j’ai vingt-deux ans ». La parole est à Eeva qui se raconte en narrant son histoire de petite fille et de jeune femme, de 22 à 26 ans. Quatre ans de rageuse densité. Ce commencement sait la fin certaine sans toutefois vouloir ni pouvoir en entendre parler. Cela commence par le geste d’une fillette qui, portant sa poupée Molla dans les bras, tend la main vers elle. Ce geste ne la quittera plus jamais. Ce qui ne se sait pas encore, mais ne cessera de se révéler au fil du temps, est déjà en route sur le cours destinal. Il est ce à quoi on n’échappera pas, comme ce à quoi l’on n’aura pas échappé.
Dans de très belles pages, Riikha Pulkkinen parle de la confiance entière de l’enfant, toute faite de foi, à l’âge où il n’a pas encore été trompé. Elle évoque cette zone-plage où le chagrin n’a pas encore imprimé ses contours sur le visage (p. 101 et 186). Elle décrit la vision, reprise à deux fois, de ce qui n’est pas encore arrivé et ne manquera pas d’arriver. « Je suis celle, relate Eeva, qui dessinera le chagrin sur le visage de la petite… Elle sera celle qui dessinera en moi le chagrin ». Ella est celle qui les rendra totalement apathiques, elle-même Eeva, et Anna, au point de rester l’une et l’autre en des moments différents de leur vie, couchées par terre sans bouger des jours entiers (p. 101-102). Cette superposition d’Eeva et d’Anna, d’Eeva et d’Elsa, agit comme en surimpression.
Ces femmes à l’approche de l’eau froide du lac, entrant dans l’eau, Elsa et Eeva, nues, dans le regard de l’homme, sont comme le côtoiement perpétuel de deux réalités qui se heurtent sans cesse, plus même, qui s’entrepénètrent continuellement. Une sourde mélancolie prend le nom de culpabilité et paralyse quelque peu le prononcé du mot aujourd’hui, en français dans le texte. La partition d’Eeva dit l’avenir d’Eleonoora, Ella, ce qu’elle deviendra, son futur. Ce futur est marqué de la rétroaction quand Elsa parle à Eleonoora de sa naissance ou de la jouissance qu’elle éprouve, lors de ses nombreux voyages, au décollage de l’avion, et à la répétition de cette force obscure. Quand Elsa, sa mère, eut parlé : « Tout fut un instant à sa place, juste comme il se devait. Tout ce qui était important avait été dit » (p. 242) et la fille Eleonoora de se dire in petto que c’est pour ce moment-ci qu’elle a vécu.
Nous vivons de fins savoirs s’accumulant en nous, un savoir sensoriel, l’accroche d’une vision, d’un son, d’une odeur, les façons d’être et de faire de l’aimé, comment il se brosse les dents. Nous portons en nous ce savoir comme un trésor inaltérable, fait d’amour et d’expérience. Cette appréhension de l’autre le laisse autre et étranger à nous, cet autre que nous regardons et dans le regard de qui nous vivons.
Ce qui se termine aura eu la durée de la relation et tout le temps de la vie. Le parcours va jusqu’à la porte, à un tel seuil de durée qu’il s’achève sur une porte qui se clôt, au point de couler dans les rainures du plancher, expression qui revient plusieurs fois dans le texte. En ce lieu, fond l’être, l’être se fond. Il se fonde en ce lieu d’être. « Une goutte d’eau, toute ronde, se forme au bout d’un brin d’herbe et le soleil étincelle derrière la sapinière. C’est là que je suis. En réalité je ne me trouve jamais ailleurs qu’à la lisière de la prairie » (p. 361). Exister, se tenir hors soi et en soi plus avant, c’est se tenir toujours à une lisière, à un liseré d’être.
Ce livre dit combien, d’avoir trouvé place et lieu dans le poème des éléments du monde et dans le nom meurtri de soi par le mensonge qui creuse un trou dans le cœur, au point de n’être plus qu’une image, ce qui se profile, c’est la disparition de soi, dans la disparition de la voix, en ce point précis où entrer dans l’eau et nager à l’extrême nous plongent et nous immergent en un espace d’où nous savons pertinemment que nous ne reviendrons pas. Nous le savons. Anne de Staël le disait de son père Nicolas de Staël lorsqu’il s’aventurait dans les flots de la Méditerranée, loin du bord, creusant ainsi, sous le regard intrigué de sa fille, le naufrage affligé d’un non retour. Nous y allons toutefois quand la vie et la mort s’entretoisent à un point tel qu’aller au-delà de ses forces ne relève déjà plus du défi, mais de l’accomplissement de soi pour la mort. Telle aura été, pour Anna la chercheuse, la vie d’Eeva l’amoureuse.
L’armoire des robes oubliées, traduit par Claire Saint-Germain, est la traduction française, très colorée, aisément lisible, du titre finnois Totta. Ce mot signifie : C’est vrai. Pour de vrai. Telle est bien la réalité du rêve et de la vie dont ce livre porte témoignage. Le rêve y est une réalité et la réalité se connecte à des images qui émergent ici comme des pousses d’arbres nordiques ou des fleurs, des souvenirs et des évocations de la culture finnoise. Nous sommes en Finlande certes, au pays des saunas, des lacs et des tartes aux myrtilles, mais le site revêt tout à la fois la précision géographique de cette terre-là et la valeur universelle du séjour et du voyage.
Joël Clerget
Été-automne 2012
Conférences, année 2012/2013
Conférences
Pas touche touche à bébé
Journées Spirale
Punir bébé
Vendredi 28 septembre 2012, 14 H 45
Théâtre National de Toulouse
Contact : www.spirale-bebe.fr
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Maintenant
Le temps du désir à l’instant de la présence
Congrès Fédération Nationale des Associations de Maîtres E, Bordeaux
Vendredi 26 octobre 2012, 13h30 à 15h
Contact : h.delaire@wanadoo.fr
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La virilité
Mardi 22 janvier 2013, 20H
Agora tête d’Or
93, rue Tête d’Or, 69006 Lyon
Contact : agoratetedor@gmail.com
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Donald W. Winnicott
La voix de son œuvre et de sa pratique
Jeudi 21 février 2013, 20 H
38200 Vienne
Contact : apprentis philosophes : noel@estampille.fr
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À toute profondeur
Henri Maldiney
dans les pas de Nicolas de Staël et d’André du Bouchet
Fin 2012/début 2013, date et lieu à préciser
Contact : joel.clerget@free.fr
Groupe de travail, année 2012/2013
Groupe de travail
Société de Psychanalyse Freudienne
Association Internationale Henri Maldiney
Lecture de Penser l’homme et la folie,
Henri Maldiney, Millon, 1997
Horaire : mercredi 20 H-22 H
Dates : 17 octobre, 05 décembre (attention nouvelle date) 2012, 06 février, 27 mars 2013
Lieu : 3, rue Hippolyte Flandrin - 69001 Lyon
Participation aux frais : gratuit pour les adhérents à l’Association Internationale Henri Maldiney, 30 € à l’année pour les autres
Ce groupe s’adresse à toute personne désirant lire une œuvre d’Henri Maldiney
Contact : joel.clerget@free.fr
Séminaires de lecture de textes psychanalytiques, année 2012/2013
Séminaires de lecture de textes psychanalytiques
L’analyse avec fin et l’analyse sans fin, (1937),
suivi de Constructions dans l’analyse (1937), Sigmund Freud, dans Résultats, idées, problèmes, PUF, 1985
Horaire : jeudi de 14h30 à 16h30
Dates : 04 octobre, 08 novembre, 06 décembre 2012, 10 janvier, 07 février, 14 mars, 04 avril, 16 mai et 06 juin 2013
Lieu : 3, rue Hippolyte Flandrin - 69001 Lyon
Participation : 90 € pour l’année. Formation permanente : 310 €
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Jeu et réalité, Donald W. Winnicott, Gallimard, 1976
Suite et fin de la lecture commencée en 2011 et 2012
Dates : week-end des 19 et 20 janvier 2013
Horaire : Samedi, 9h30-12h30, 14h-17h30
Dimanche : 9h30-13h, 14h30-16h30
Lieu : 3, rue Hippolyte Flandrin - 69001 Lyon
Coût : 140 €. Formation permanente : 330 €
Nombre de personnes limité. Programme détaillé sur demande
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Le transfert
Dates : week-end des 16 et 17 mars 2013
Horaire : Samedi, 9h30-12h30, 14h-17h30
Dimanche : 9h30-13h, 14h30-16h30
Lieu : 74100 Annemasse
Coût : 140 €. Formation permanente : 330 €
Nombre de personnes limité. Programme détaillé sur demande
Contact : joel.clerget@free.fr
L’arrivée d’un bébé prématuré… , Patapon, Macon, mardi 15 mai 2012, 20 H 30
L’arrivée d’un bébé prématuré…
Conférence animée par Joël Clerget, psychanalyste, conférencier, auteur, Lyon
et Élodie Delafon, psychologue clinicienne et membre de l’association SOS Préma, Lyon.
Soirée illustrée par la projection de photos du Dr. F. Berne, qui donneront un regard d’émerveillement sur cette expérience
Rien ne prépare des parents à cette épreuve, à cette rencontre trop précoce d’un bébé né avant terme.
Il est si petit que ses parents, submergés par l’émotion et l’appréhension, osent à peine le toucher..
Comment parvenir à nouer un lien avec un enfant qui paraît si fragile… ?
Les professionnels qui s’en occupent sont là aussi pour aider les parents à établir les premiers liens si importants pour la survie de l’enfant.
Et plus tard, que lui raconter de sa naissance et de ses premières semaines de vie… ?
Lieu : Amphithéâtre Henri Guillemin, Cours Moreau, 71000 Mâcon
Réservation : E.P.A.S. : 03 85 38 61 03




Contact : http///a.patapon.free.fr

Projection du film Un parmi les autres, Mardi 27 mars 2012 à 20H au Ciné Aqueduc Chemin de la Liasse DARDILLY
Un parmi les autres
Film documentaire
réalisé par P. Denicola
Mardi 27 mars 2012 à 20H au Ciné Aqueduc
Chemin de la Liasse DARDILLY
L’AREN 69 (Association des Rééducateurs de l’Education Nationale du Rhône) a le grand plaisir de vous informer de la projection d’un film documentaire de 78 mn produit par la FNAREN et présentant les aides rééducatives , aides spécialisées à l’école.
Ce film, très vivant, permet de comprendre les enjeux du travail mené par les rééducateurs, enseignants spécialisés des RASED. L’approche très particulière des rééducateurs empruntent d’autres voies pour permettre à ses enfants de trouver le chemin des apprentissages. Pour que chaque enfant dépasse ses difficultés, retrouve confiance et désir d’apprendre et puisse ainsi tirer profit de sa scolarité.
Dans les écoles maternelles et élémentaires, les équipes RASED ont pour mission d’apporter des aides spécifiques auprès des élèves quand les aides des maitres des classes se révèlent insuffisantes ou inadaptées. Elles travaillent en lien avec les enseignants et les familles.
Ce dispositif ressource pour les élèves, leurs familles et les enseignants, au cœur même de l’école, est très fortement menacé par des mesures budgétaires de plus en plus restrictives.
Aujourd’hui, nous voulons témoigner de notre place d’enseignants spécialistes de la difficulté et de l’adaptation scolaire et ainsi enrichir le débat actuel sur l’évolution de l’école.
La projection du film sera l’occasion de découvrir des élèves comme les autres dont la situation, à un moment donné, a questionné leur maître, leurs parents.
Un débat suivra en présence de différents intervenants (des représentants de l’Education Nationale et de la région, différentes associations, des politiques et des élus)…
Est-ce que tout élève est capable d’apprendre ?
L’école peut-elle accepter de laisser sur le bord du chemin certains de ses
élèves en souffrance?
Quels enjeux ?… Quels projets ?
Misons-nous pour l’Avenir ?
LIEN INTERNET vers un extrait du film : http://www.fnaren.com/lafnarenenimages4.html
POUR ARRIVER AU CINE DARDILLY
- En voiture
Sur l’A6, sens Lyon-Paris, sortir à Techlid pôle économique
Sens Paris-Lyon, sortir à Dardilly Porte de Lyon
Et dans les 2 cas, suivre les panneaux Aqueduc
Parking gratuit sur place
- En bus
N° 89 depuis Gare de Vaise, arrêt Les Aulnes
N°3 direction le Jubin depuis Gorge de loup, arrêt les Noyeraies
Contact AREN69: aren69@fnaren.asso.fr
Rythmanalyse(s) II, jeudi 9 février 2012, Institut de Recherches Philosophiques, Université Lyon III
09h : Accueil.
9h15 : OUVERTURE DE LA JOURNEE, par Jean-Jacques Wunenburger (Université Lyon III) et
Julien Lamy (Université Lyon III)
09h30 : Claudine OLIVIER (Université Lyon III), RYTHME ET BALANCEMENT : PROPOSITION DE
PARTITION TERMINOLOGIQUE
10h : Denis CERCLET (Université Lyon II), INTITULE A PRECISER
10h30 : Discussion et pause
11h : Joël CLERGET (Psychanalyste, Lyon), LA POLYPHONIE DU RYTHME A L’EPREUVE
SPATIO-TEMPORELLE DE LA CLINIQUE, EN CORPS
11h30 : Julien LAMY (Université Lyon III), LA RYTHMANALYSE BACHELARDIENNE, UNE
« PSYCHANALYSE EXISTENTIELLE » ?
12h : Discussion et pause
14h30 : Chris YOUNES (École d’architecture de Paris-La-Villette), L’ARCHITECTURE COMME
RYTHME
15h : Bénédicte DAUDE (Université Lyon III), POLES DE COMPETITIVITE ET ECOSYSTEMES
DE CROISSANCE : POUR UNE RYTHMANALYSE DES PROCESSUS TERRITORIALISES
D’INNOVATION
15h30 : Discussion et pause
16h : François PICARD (Université Paris Sorbonne), LE PAS, LA TRACE, LE SILLON, LE
GROOVE – AU RYTHME DU LABOUREUR, DE SON CHANT ET DE SES BETES
16h30 : Vincent BONTEMS (CEA, Saclay), RYTHMANALYSE ET RYTHMOLOGIE :
L’APPROFONDISSEMENT TEMPOREL
17h : Discussion et conclusions de la journée.
Contact : valentina.tirloni@univ-lyon3.fr
Souscription à l’ouvrage collectif, Henri Maldiney : penser plus avant
Les Éditions de La Transparence ont le plaisir de vous annoncer la publication du volume collectif Henri Maldiney : penser plus avant…
À la suite du colloque qui s’est tenu à Lyon les 13 et 14 novembre 2010 à l’initiative de l’Association internationale Henri Maldiney, nous avons réuni les textes de tous les intervenants et intégré une étude inédite. Trois textes très rares d’Henri Maldiney ouvrent le livre. Le sommaire de l’ouvrage est reproduit ci-après.
Afin de bénéficier d’une remise exceptionnelle de 20 % sur le prix public (22€), nous vous invitons à vous adresser au lien suivant ou en demandant le bon de commande à Joël Clerget, joel.clerget@free.fr , avant le 30 novembre 2011, pour l’acquérir au prix de 17,60 € l’exemplaire. L’ouvrage vous sera livré (franco de port) à la fin de l’année 2011.
Les Éditions de La Transparence — 8, avenue des Pommerots, 78400 Chatou
01.39.52.62.74 — www.editionsdelatransparence.com
Henri Maldiney : penser plus avant…
Sommaire
Présentation, Jean-Pierre Charcosset
Henri Maldiney, textes
Sur le Vertige
Notes sur le rythme
Rencontre et ouverture du réel
L’homme, un vivant habitant l’espace, Roger Brunot
Parler, respirer, questionner
Parler n’est pas discourir, Bernard Rordorf
L’intonation, commencement du poème, Roger Dextre
Le linguiste, le philosophe et le temps, André Sauge
Janus en psychiatrie, Pierre-Marie Charazac
Rencontrer, soigner
L’engendrement du corps propre (approche clinique et portée critique), Dominique Thouret
Rencontre et ipséité, Joël Bouderlique
Regarder, habiter, ouvrir
L’espace créateur : une ouverture à la réalité psychique, Bernard Chouvier
« Notre condition d’être n’est pas, nous ne sommes qu’à l’exister », Yannick Courtel
Se mouvoir et sentir, regarder et habiter, respirer
L’efficace du vide, l’écoute des blancs dans la parole, Colette Combe
Souffle, rythme et contact dans la dimension haptique, Joël Clerget
L’écriture à l’orée du geste, Bernard Cadoux
Prendre, comprendre
Une pure coïncidence. Autour de l’Un, Sarah Brunel
L’apport d’Henri Maldiney à la compréhension des psychoses, Fernando Landazuri
Une obstinée rigueur, Jean-Pierre Charcosset
Un parmi les autres, Cinéma Les Alizés, Bron, mercredi 7 décembre 2011, 9 H 30 - 12 H
L’AREN 69
vous invite à la projection du film :
Un parmi les autres
Documentaire sur les aides rééducatives
des Réseaux d’Aides Spécialisées (Rased) aux Elèves en Difficulté en milieu scolaire,
réalisé par Pierre de Nicola
Produit par la Fnaren, « Un parmi les autres », suit trois enseignants spécialisés dans leur travail, en Tarn-et-Garonne : Jean-Michel qui arrive d’une grande ville du Nord, Julie qui découvre le métier et Christiane qui va l’accompagner dans sa formation. Dans ce film, les séquences de rééducation avec les enfants entrent en résonance avec des témoignages de parents, d’enseignants, des éclairages de spécialistes….
Au-delà de la difficulté scolaire et de son dépassement, c’est de la réalité de l’école d’aujourd’hui dont il est question. Dans le contexte actuel (décrochage scolaire, absentéisme, incivilité, violences) quelles conséquences auront les suppressions drastiques de postes d’enseignants spécialisés des Rased, chargés d’accompagner les élèves les plus fragiles ? Et comment comprendre et justifier la disparition programmée de leur formation spécifique ?
La projection sera suivie d’un débat avec la salle en présence de
Maryse Métra, membre du comité scientifique de la Fnaren, Joël Clerget, différentes personnalités scientifiques, institutionnelles, des élus et des membres de l’AREN69.
MERCREDI 7 DECEMBRE 2011
DE 9H30 A 12H
AU CINEMA LES ALIZES DE BRON
214 Avenue Franklin Roosevelt – 69500 BRON
Contact:aren69@hotmail.fr.
Le sens de l’âge, Musée des Confluences, Le Toboggan, Décines, jeudi 24 novembre 2011 à 20 H 30
Le sens de l’âge, un film de Ludovic Virot
Long-métrage français . Genre Documentaire
Durée : 01h15min, Année de production : 2011
Distributeur : Coloured Plates Production
Synopsis : Regardé de loin et appréhendé de l’extérieur, le vieillissement effraie. Pourtant en écoutant ceux qui la vivent, la vieillesse ne saurait être réduite à l’altération du corps. Alors que le physique tend vers moins de mobilité, l’esprit ne développe-t-il pas plus de souplesse ? Le grand âge peut-il être porteur de nouvelles promesses ? Six octogénaires témoignent intimement de leurs tentatives de s’adapter aux difficultés physiques et d’accepter les désirs qui changent. Leur longue expérience et leur soif de vie les incitent à se détacher des contraintes quotidiennes pour savourer un temps pour soi.
Présentation et discussion animées par Joël Clerget, psychanalyste
Le Toboggan
Jeudi 24 novembre 2011 à 20 H 30
14 Avenue Jean Macé
69150 Décines-Charpieu
04 72 93 30 00
Contact : Le toboggan ou Sylvie Laurent:sylvie.laurent@rhone.fr