Le bébé prématuré : de quoi a-t-il besoin pour grandir ? Le mardi 18 janvier 2011 à 19h30, Lyon
Conférence
Le bébé prématuré : de quoi a-t-il besoin pour grandir ?
Le mardi 18 janvier 2011 à 19h30
à la Maison des Associations de la Croix-Rousse, 28, rue Denfert-Rochereau, 69004 Lyon Métro Croix-Rousse
Conférence animée par Joël Clerget et Élodie Delafon
Illustrée en images à travers «Histoires d’avant» éd. Lieux-Dits
Un bébé né avant terme est loin d’être prêt pour se confronter au monde et pourtant, sa survie en dépend. Les parents ne s’attendent pas à cette rencontre précoce et peuvent avoir du mal à apprivoiser leur enfant. Les professionnels, eux, ont aussi la charge de faire le lien.
Cette conférence abordera la sensorialité du bébé prématuré, la place de la parole, du toucher. Comment parler à son enfant de sa naissance prématurée, et de ses premières semaines de vie ?
Les photos du Dr F. Berne Audéoud du CHU de Grenoble, projetées pendant la conférence, donneront un regard d’émerveillement.
Élodie Delafon est psychologue et membre de l’association SOS Préma
Tarif normal: 7€. Adhérents et tarif réduit : 5€
Réservation obligatoire sur le site : www.lacausedesparents.org
Conférence organisée par La Cause des Parents, réseau d’échange, d’information et d’entraide entre parents.
lien :maisonparentalite@free.fr
Tél : 04 78 27 96 08
Lieu d’être, Compagnie Acte, Annick Charlot, danse
Compagnie Acte
Annick Charlot
Lieu d’être
2010
Un parcours – un trajet – un enjeu d’existence
« L’appréciation de l’art met donc les gens en équilibre sur un fil, peut-être justement parce que la perfection est si proche de l’échec. »
Donald W. Winnicott
Conversations ordinaires
C’est une déambulation du temps sur les pas de l’espace, à front de mur, à corps ouverts et sol aiguisé. C’est une tendresse à vocation sociale, celle du lieu conjoint à des liens qui ne demandent qu’à s’ouvrir à des relations. Et d’un même pas, l’on peut dire et soutenir : où donc et avec qui ? Ici même, au sol, au ras d’une herbe ou d’un bosquet sur la pierre dure, ou là-bas, au mur ajouré d’une cité. Sur l’ici de là-bas, le visage de l’homme se tient au rappel d’une corde en marchant sur la façade d’un immeuble. Et ce visage s’éclaire, tête en bas, en haut, de côté, qu’importe, tête perdue cherchant éperdument le lieu de son repos et celui de la rencontre. Ici aussi, tout près de nous, une table opérant comme une scène présente la réunion des compagnons, ceux qui partagent le pain des amitiés, du voisinage et de l’habitation. Les habitants, les participants sollicités, figurent une composition, au sens pictural d’une vivante nature et musical de la partition des hôtes, portes ouvertes sur l’accueil vécu et la présence effective, fenêtres à balcons frayant la dimension du site où peut s’établir un tel Lieu d’être. En ce lieudit, se festonnent les pas heurtés de corps en quête de fraternité, dans une mise en mouvement de l’espace.
Annick Charlot et les danseurs de la Compagnie ACTE font découvrir et vivre un rythme né de la séparation des corps, néanmoins tout à leurs relations en cours, et à leur course. Nous entrons avec eux dans un trajet de pas motivant l’espace et le mobilisant. Les danseurs ne se déplacent pas seulement dans l’espace. Ils donnent rythme en se donnant à la danse. Le rythme, s’inscrivant à même le pas de cette danse n’est pas un mouvement dans l’espace, au sens où les corps se déplacent sur un sol ou sur un mur, le traversent ou le parcourent, mais un mouvement de l’espace. L’espace de cette danse nous meut et nous émeut. C’est sa force symbolique intrinsèque. Au sein de cet espace suscité, le spectateur est saisi en rythme dans le pas, non seulement dans les pas des danseurs, mais dans le pas de la danse elle-même. Nous dansons avec la danse. Cette danse-là nous jette par les deux jambes le corps en avant. Elle nous met en rapport avec ce qui se passe et se dit entre les partenaires. Cette fois-ci, avec les participants et les spectateurs associés, la danse intéresse et trace notre mouvement de sujet dans notre acte, nous donne le corps à danser. Afin de pouvoir danser, il convient que soit ménagé un espace séparé. L’expression Entrez dans la danse dit bien cette mesure où se lance et se jette un corps à son acte, qu’il s’agisse de danser, de bâtir, de chanter, de parler, etc. Une expansion se livre alors à la clarté du monde dans la matière transformée, celle des éléments du monde certes, mais aussi, par exemple, celle d’une danse à son lieu, créant poème à la faveur de ses mouvements. Se révèle ici « l’originaire verticalité humaine » (Philippe Grosos), sa flamme. Elle se donne jusqu’à ce jour de marche où s’affirme notre assise sur la terre ferme et fragile, sous le ciel d’une présence tout aussi ferme, et motrice. Il n’y a pas d’être sans lieu. La danse, par excellence, donne lieu à notre être en voie d’existence, sur les pas d’un chemin où le vivre ensemble, certes cahotant, trébuchant, se fait à même la marche, fut-elle saccadée, objet de boiteries, dans le heurt des corps au plancher de la matière rauque et rugueuse d’un sol dur et pesant, comme sur une musique donnant volumes et sons à notre en-marche. La danse existe le lieu.
L’on peut courir, à pas rompus, sur la face du monde pour révéler la figure de l’humanité, une aux multiples visages. À toute profondeur comme aimait à le dire le peintre Nicolas de Staël. De fait, comment redonner le sentiment d’appartenir à l’espace de notre commune présence, celle où l’habiter se conjugue avec le vivre ensemble ? En dansant. Il s’agit d’un lieu d’être pour exister, pour ex-sister, c’est-à-dire pour avoir sa tenue hors de soi, en soi plus avant – et y aller, oser. C’est un lieu visant à porter notre être au fil aplomb de son poids sur les murs d’un bâtiment. Un être humain faisant oiseau de son vol demeure à jamais un homme, par l’ancrage de ses pas sur le sol du langage, poussant sa voix singulière dans les branches du souffle, né qu’il est dans le champ de paroles où des enfants babillent encore dans les villes quand le ramage des oiseaux n’a pas déjà cessé. Le poète René Char écrivait en 1944 : “Trouveras-tu aujourd’hui quelqu’un à qui parler, aux côtés de qui te rafraîchir ? Le monde contemporain nous a déjà retiré le dialogue, la liberté et l’espérance, les jeux et le bonheur; il s’apprête à descendre au centre même de notre vie pour éteindre le dernier foyer, celui de la Rencontre.” Gardons vive en nous la possibilité de la rencontre.
Dans le paysage des barres d’immeubles, barres parallèles pour l’alliance des humains et non praticable du seul exercice gymnique du danseur, Annick Charlot a planté le paysvisage de l’homme en compagnie de soi-même, des autres et du monde. Elle nous invite à y être en acte, en paroles et en gestes, sans céder jamais. Depuis Resistencia jusqu’à ce jour, en passant par Résilience, nos manières d’aimer, le désir d’y être, et d’être là avec, se fait plus insistant, dans la résidence sublime du lieu natif de la parole souveraine, parce que nous sommes, de façon inaliénable, des êtres humains.
Araigne grêle sur les parois du séjour, mobile est l’image de l’homme en mouvement – et ce, dès l’aube de ses jours.
Le dos au sol, la face au vent, une poussée du dedans se porte sur le devant. Elle cherche Autre chose, et le trouve, en gloire et majesté, du moins pour ce qui concerne les séances d’un soir d’automne, à l’orée d’une nuit surfilant de son avènement un jour en sa disparition. C’est une fresque à l’incorporation des couleurs. Voix de couleur depuis les balcons. Chant de brume célébrant la traversée de la barre vaisseau. Couleurs et voix entrelacées. Une graine d’éternité sur un pavé de lune. Il y a lieu d’être là, sur la terre ferme de nos incertitudes et sur celle labourée de nos doutes, d’être là avec les pourchassés du pouvoir, les délogés perpétuels du rejet, les malmenés du refus, à côté de ceux dont la chair est concassée à même l’essor de ses premiers mouvements. L’air de la cité où se respire la fraternité d’une citoyenneté n’est d’aucune nation répertoriée. Et cet envol au mur dit le désir de s’affranchir des pesanteurs de la censure, du poids des refus, des misères de l’intolérance.
Ici, la profondeur à forme d’éclair est la joie d’un regard porté sur le monde, et d’en haut, élevant l’homme jeté dans le monde que nous sommes. Elle n’est pas un pur reflet, ni un simple miroir, mais une image, une résonance, une graphie, une façon de dire et de danser en chœur. Il y a, dans la danse d’Annick Charlot, des accents dignes du chœur antique, là, sur l’agora de la rencontre en quête de son lieu.
C’est un travail tissé entre la chair des murs sous le regard du ciel, au tableau d’un vol entre ciel et terre, dans le corps accordé de cordistes s’explorant au ras nu de la création – comme le rêve en appelle à rejoindre d’autres bords, d’autres possibles, feintant le vertige en donnant essor de geste au rapt dont il pourrait nous menacer. La peur est la source principale de nos résistances. Ce n’est pas le vertige qui nous tient et nous retient cette fois. Non, c’est une sourde émotion. Nous ne saurions la prononcer. Cependant, nous l’éprouvons. Elle se dispense en nous à la lueur d’une musique où parfois des paroles nous appellent et nous portent. Oui, il s’agit là d’une portance, d’une signifiance et d’un partage. Une partance également s’expose là, sous nos yeux, dans un silence qui se transfuse dans les pas au mur rythmés à la vitesse d’un songe et à l’empan d’une épopée. Notre sensation de base se déploie au goût des choses perdues dans la passion de l’obstacle. Au début, une simple narration de premiers pas se lance sur le parvis d’un immeuble le long du cours Lafayette. L’on pressent que l’altitude sera prise, celle d’un lieu d’être, réel, d’où pourront s’engendrer le faire et, avec ce faire dépassé, l’acte. L’acte d’une belle et profonde parole surgit ainsi des pas de l’homme au trajet de son devenir quand il va à la rencontre de l’autre et de soi-même. Et la danse le dit. Je ne rencontre pas l’autre si je ne me rencontre pas moi-même. Je ne me rencontre pas si je ne rencontre pas un autre.
Des pas d’homme tendent la main à l’Autre, sur la surface réjouie de deux immeubles se faisant face, séparés par une place publique où des proches peuvent circuler ou jouer, afin de susciter le sentiment d’exister et celui de l’appartenance. Le ballet aérien de la mise en mouvement des corps nous conduit à ce lieu d’être où se grave en nous la voix du collectif humain qui lui donne saveur et vie, existence.
Et cela demeure à jamais sauvé par la danse.
Lyon, Novembre 2010
Revue Spirale, Naître au monde et à la culture 13 et 14 janvier 2011 au Théâtre national de Toulouse
Revue Spirale
Naître au monde et à la culture
13 et 14 janvier 2011
au Théâtre national de Toulouse
En plein centre de Toulouse, à proximité de la gare et du métro
Théâtre National de Toulouse
1 rue Pierre Baudis - 31000 Toulouse
Métro Jean Jaures (lignes A et B)
Parking St-Georges ou parking Jean Jaures
Renseignements
Site : www.spirale-bebe.fr
E-mail : contact@spirale-bebe.fr
Tél. : 05 61 75 40 89
Courrier : Association Spirale
33 avenue Marcel Dassault
31500 Toulouse
Colloque Henri Maldiney, Lyon 13 et 14 novembre 2010
Colloque Henri Maldiney
Lyon 13 et 14 novembre 2010
Liue : Groupe IGS Campus Université professionnelle René Cassin
47, rue Sergent Michel Berthet Lyon 9e
« Henri Maldiney :
Penser plus avant… »
Parler aujourd’hui de l’oeuvre d’Henri Maldiney c’est surtout faire référence à un ensemble de livres qui constituent son oeuvre écrite. Or ces publications ont eu un caractère tardif et Henri Maldiney a d’abord fait oeuvre orale : celle qu’a constituée son enseignement à Gand d’abord, puis principalement à Lyon. Henri Maldiney ne s’est jamais contenté de tenir des propos académiques : il a tracé, souvent hors système, une voie de pensée singulière et tenu une parole vive. Art, langage, folie, monde, … sont les dimensions fondamentales constamment en jeu dans une pensée dont la radicalité pouvait concerner chacun, quel que fût par la suite son parcours professionnel.
Organiser un colloque à Lyon consacré à l’enseignement d’Henri Maldiney, voudrait, selon un juste retour des choses, témoigner explicitement de ce que ses élèves, auditeurs et lecteurs d’aujourd’hui retiennent et transmettent d’une telle parole. Il s’agira de tenter de dire l’unité et surtout la fécondité de la pensée d’Henri Maldiney. Au-delà des domaines disciplinaires traditionnels qu’Henri Maldiney a convoqués, ce colloque s’adresse à tout public intéressé par la pensée et l’anthropologie phénoménologiques.
Un accueil particulier sera réservé aux étudiants et jeunes chercheurs.
Organisé par l’Association Internationale Henri Maldiney (AIHM)
Programme
Samedi 13 novembre
14h
Ouverture du colloque
Introduction à Henri Maldiney
Lecture par Philippe Morier-Genoud, comédien, d’un texte de Henri Maldiney
Parler, respirer, questionner
Bernard Rordorf, théologien : « Parler n’est pas discourir »
Roger Dextre, écrivain : « Cri, appel ? L’origine de la poésie »
Pierre-Marie Charazac, psychiatre hospitalier : « Janus en psychiatrie »
• Interséquence : Témoignage
Rencontrer, soigner
Dominique Thouret, psychiatre-psychanalyste :
« L’engendrement du corps propre, approche clinique, portée critique
avec Henri Maldiney »
Joël Bouderlique, philosophe, professeur étranger au Japon :
« Rencontre et ipséité »
• Interséquence : Témoignage
Dimanche 14 novembre
9h
Regarder, habiter, ouvrir
Bernard Chouvier, professeur de psychopathologie à l’Université Lyon 2 :
« L’espace créateur : ouverture à la réalité psychique »
Yannick Courtel, professeur de philosophie à l’Université de Strasbourg :
« Notre condition d’être n’est pas, nous ne sommes qu’à exister »
Bernard Dumoulin, philosophe : Analyses d’oeuvres picturales
• Interséquence : Témoignage
Se mouvoir et sentir, regarder et habiter, respirer
Colette Combe, psychiatre-psychanalyste :
« L’efficace du vide, l’écoute des blancs dans la parole »
Joël Clerget, psychanalyste :
« Souffle, rythme et contact dans la dimension haptique »
Bernard Cadoux, psychologue clinicien, animateur d’atelier d’écriture :
« L’écriture à l’orée du geste »
2e lecture par Philippe Morier-Genoud, comédien
12h30 : Déjeuner
14h
Prendre, comprendre
Sarah Brunel, philosophe :
« Une pure coïncidence, autour de la question de l’Un »
Fernando Landazuri, médecin psychiatre hospitalier :
« L’apport de Maldiney dans la compréhension des psychoses »
Jean-Pierre Charcosset, philosophe :
« Une obstinée rigueur »
Conclusion
16h : fin du colloque
Contact et renseignements pratiques :
Dates : du 13 novembre (14h) au 14 novembre (16h)
Lieu : Groupe IGS Campus Université Professionnelle Internationale René Cassin
47, rue sergent Michel Berthet Lyon 9e. Accès par tous transports en commun
(station Gorge de Loup), possibilité de parking
Site : http://maldiney.wordpress.com
Courriel : maldineylyoncolloque@gmail.com
Adresse postale : JPC- AIHM – Colloque Maldiney 3, avenue Dutriévoz 69100 Villeurbanne
Symposium, Institut Charles baudouin, samedi 13 novembre 2010, Aix-Les-Bains
Une invitation est-elle une suggestion ? Présence et contact
Conférence dans le cadre du 54 ème Symposium, Institut International de Psychanalyse et de Psychothérapie Charles Baudouin : Hypnose, Suggestion….Ombre, Refoulé, ou reste-à-penser de la pratique psychanalytique ?
Samedi 13 novembre 2010, Aix-Les-Bains, Centre de Congrès, Rue Jean Monard
Quand Freud abandonne la suggestion directe, il invente la psychanalyse. Il invite alors le patient à exprimer ce qui tombe en lui dans le cours de la séance. Certes. Mais comment se donne en présence notre écoute, dans une rencontre dont le contact est vecteur du mouvement transférentiel ? Que serait une parole qui ne toucherait pas ? Que serait un contact qui ne parlerait pas ? Une psychanalyse porte le souffle à se délier sur la trame des paroles, dans la mesure où psucho-analuein, en grec, signifie délier le souffle. Chacun s’y risque en s’exposant au rythme se déployant, en expansion de soi, dans l’inédit naissant d’une création.
Avec la participation de :
Joël Clerget
Psychanalyste, Écrivant, Lyon
Roland Gori Psychanalyste, Université Aix-Marseille 1
Virginie Langlois
Écrivain, Ingénieur en mécanique quantique
Renseignements, inscription : www.institut-baudouin.com
L’association La Cause des Parents va fêter son 10e anniversaire les 9 et 10 octobre 2010 à la Maison des Associations de la Croix-Rousse à Lyon
Samedi 9 octobre
9h30 Mots d’ouverture : Geneviève Clifford, Présidente de La Cause des Parents et Elisabeth Martineau, co-fondatrice et ancienne présidente
10h00 Conférence de Françoise Marchand : « Transmettre la joie de vivre à ses enfants » Comment transmettre la capacité d’intégrer la joie dans sa vie ? Comment aider nos enfants à avoir la capacité de composer avec l’adversité : amour de la vie, confiance, sécurité, courage, optimisme ? Comment leur donner le plaisir d’apprendre, l’estime de soi même, la motivation interne ? Comment apprendre à composer avec l’échec ? Quelles sont les bases de la joie de vivre chez l’enfant ? Par cette conférence atypique et si appréciée par le public, Françoise Marchand fait passer des notions essentielles en mêlant humour, connaissances et expérience personnelle. Loin de nous donner des recettes, elle nous aiguille dans l’appréhension de ces données fondamentales que sont le bonheur et l’amour. Françoise Marchand est psychopédagogue, instructrice en éducation consciente, formatrice enfance et parentalité et conférencière.
15h Table ronde : « Tisser du lien… partage de paroles »
« En devenant parent, on naît à de nouvelles questions, on se sent parfois seul pour y répondre… » Voilà la devise de La Cause des Parents. Quatre professionnels nous diront comment dans leur travail, ils accompagnent les parents dans ce tissage délicat de lien avec leur enfant et avec d’autres parents de leur entourage.
Les intervenants de la table ronde :
Joël Clerget : « Chacun invente la manière dont un enfant aura une maman et un papa. Un homme devenant papa est à la fois touché et mis à une place de père. Entre mère et enfant, il porte une femme à devenir maman, il aide un enfant à venir au monde et à vivre dans la société humaine. A un désir d’homme se mêlent une tendresse de père et des manières de papa, dans des paroles et des gestes. En effet, devenir père et papa est une affaire de parole et de cœur.
Joël Clerget est psychanalyste et écrivain. Auteur de « Comment un petit garçon devient-il un papa ? » chez Erès, ses propos nous éclaireront sur ce processus du devenir papa.
Anne Evrard : « Les parents cherchent des lieux où il peuvent s’exprimer sans jugement et les forums de discussion sur internet peuvent répondre à ce besoin. Aujourd’hui, on adhère à des groupes bien spécifiques suivant sa sensibilité, dans une recherche de soutien qu’il s’agisse de choix d’accouchement, d’alimentation, d’éducation… mon travail consiste à créer de vrais débats. »
Anne Evrard intervient au nom de l’association lyonnaise Bien Naître, sur plusieurs forums. Elle expliquera comment ces liens « virtuels » ont un impact réel sur les parents d’aujourd’hui.
Anna Pinelli : « Il faut tout un village pour élever un enfant, d’après un proverbe africain (?) Jamais les parents ne se sont trouvés aussi seuls à élever leurs enfants – la famille est souvent loin, les lieux et temps d’échanges se font rares. Pourtant, les enfants ont besoin de voir leurs parents en lien avec d’autres parents. Et cela aide les parents à trouver confiance dans leur capacité à élever leur enfant. »
Anna Pinelli est coordinatrice petite enfance sur le plateau d’Hauteville-Lompnes, elle anime entre autre, au sein de la structure multi-accueil, un espace réservé aux familles.
Maïtie Trélaün : « La grossesse est un temps où les liens se tissent, se modifient : la roue de la vie tourne. Dés la conception (et parfois même avant), l’enfant met en mouvement la femme et la guide vers son devenir mère. La femme entraîne l’homme dans sa danse et lui permet de devenir père. Le passage se fait de la femme active et souvent fière de son autonomie à la mère fatigable et vulnérable, obligée de demander de l’aide. Quels repères donner aux parents aujourd’hui ?
Maïtie Trélaün est sage-femme, danseuse, coach, formatrice et auteur. Elle propose de remettre en ce qui est arrêté dans la vie et permet aux femmes d’enfanter d’elles-mêmes.
Conférence du 28/09/2010
La conférence consacrée à Nicolas de Staël, prévue le mardi 28 septembre 2010 à Lyon, est définitivement annulée
Donald W. Winnicott, Quarante ans après sa mort, mercredi 26 janvier 2011, 20 H. Lyon
- Conférence
- Donald W. Winnicott
- Quarante ans après sa mort
- En mémoire du psychanalyste anglais, nous parlerons de l’originalité de son œuvre et de sa pratique. Comment concevoir l’espace potentiel et le phénomène transitionnel, les relations de l’être et du faire, la place de la culture et de la créativité, la situation du jeu ?
- Comment Winnicott a-t-il répondu, pratiquement et conceptuellement, aux questions soulevées par la clinique ?
- Conférence ouverte à toute personne désireuse d’entendre la ” voix” de ce clinicien.
- Date : mercredi 26 janvier 2011, 20 H
- Participation aux frais : 10 €
- Lieu : dans les locaux de l’Agora Tête d’Or, 93, rue Tête d’Or - 69006 Lyon
- Inscription : joel.clerget@free.fr ou 04 78 39 81 98
Groupe de travail
Société de Psychanalyse Freudienne
Association Internationale Henri Maldiney
Lecture de Penser l’homme et la folie, Henri Maldiney, Millon, 1997
Horaire : mercredi 20 H-22 H
Dates : 20 octobre, 15 décembre 2010, 19 janvier, 23 mars, 20 avril et 15 juin 2011
Lieu : 3, rue Hippolyte Flandrin - 69001 Lyon
Contact et inscription : joel.clerget@free.fr
Séminaires de lecture de textes psychanalytiques, 2010/2011
Au jeu du désir. Essais cliniques, Françoise Dolto, Seuil, 1981.
Horaire : mercredi de 9h15 à 12h15
Dates : 13 octobre, 17 novembre 2010, 12 janvier, 23 février, 13 avril et 25 mai 2011
Lieu : dans les locaux de l’Agora Tête d’Or, 93, rue Tête d’Or, 69006, Lyon
Participation : 90 € pour l’année. Formation permanente : 200 €.
Les personnes nouvelles qui désirent s’inscrire me rencontrent.
Contact et inscription : joel.clerget@free.fr
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Le malaise dans la culture, (1929), Sigmund Freud, PUF, 1998
Horaire : jeudi de 14h30 à 16h30
Dates : 07 octobre, 04 novembre, 02 décembre 2010, 06 janvier, 03 février, 17 mars, 07 avril, 12 mai et 09 juin 2011
Lieu : 3, rue Hippolyte Flandrin - 69001 Lyon
Participation : 81 € pour l’année. Formation permanente : 200 €
Les personnes nouvelles qui désirent s’inscrire me rencontrent.
Contact et inscription :joel.clerget@free.fr
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L’identification
Dates : week-end des 19 et 20 mars 2011
Horaire : Samedi, 9h30-12h30, 14h-17h30
Dimanche : 9h30-13h, 14h30-16h30
Lieu : 74700 Sallanches
Coût : 130 €. Formation permanente : 300 €
Nombre de personnes limité. Programme détaillé sur demande
Contact et inscription :joel.clerget@free.fr
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La relation d’objet, Jacques Lacan, Seuil, 1994, la partie intitulée : L’objet fétiche, p.149-195
Date : le samedi 19 février 2011
Horaire : de 9 h 30 à 17 h30.
Lieu : 3, rue Hippolyte Flandrin - 69001 Lyon
Participation : 65 € pour la journée. Formation permanente : 150 €
Contact et inscription : joel.clerget@free.fr
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Jeu et réalité, Donald W. Winnicott, Gallimard, 1976
Dates : week-end des 22 et 23 janvier 2011
Horaire : Samedi, 9h30-12h30, 14h-17h30
Dimanche : 9h30-13h, 14h30-16h30
Lieu : 3, rue Hippolyte Flandrin - 69001 Lyon
Coût : 130 €. Formation permanente : 300 €
Contact et inscription :joel.clerget@free.fr